Suite à l’exposition Réseau Hartmann en novembre 2013 au ZO, ANIMA invite à nouveau Alexandre Giroux pour une carte blanche où il en profitera pour faire un grand ménage chez lui.
La palotchka est une lettre ajoutée à l’alphabet cyrillique lorsqu’il est utilisé pour transcrire certaines langues caucasiennes. Il signifie littéralement bâtonnet, ou petit trait. La palotchka n’a habituellement pas de valeur phonétique indépendante, mais est utilisée pour modifier la lecture de la lettre précédente. (Source Wikipédia)
Pour qu’une chose ait un sens, il faut qu’elle en ait au moins deux. L’entrée se fera par l’accumulation de choses construites au cours des années, la sortie par leurs résolutions régulières ou irrégulières vers d’autres façons d’exister.
En improvisation, il convient de se mettre d’accord sur un canevas, un thème, une structure sur laquelle improviser. Ici, la structure sera celle des réseaux telluriques. La question centrale sera : Comment hériter ? Comment refaire ?

Cette exposition fut l’occasion de rejouer (d’improviser avec) des matériaux déjà utilisés et accumulés par le passé. Le lieu d’exposition fut utilisé à la fois comme atelier, lieu d’accueil et lieu d’exposition pendant un mois.
Devant la difficulté de rendre compte de la quantité des réalisations, des évolutions, des gestes produits, seules quelques vues générales sont ici reproduites pour tenter d’en donner un tempo, une respiration. Ce tempo, cette respiration ont été, au final, l’objet principal de cette exposition. Liberé que j’étais de tout prérequis, mon attention a (enfin) pu se porter sur l’ensemble d’un espace, ses rythmes, ses mouvements, ses intensités.