Je parle aux murs
Première exposition de la Galerie fiat panda dont je suis le conducteur. Plus que mettre mon travail en avant, il s'agissait de mettre au point de façon empirique les règles qui seront celles de cette bien nommée galerie (qui n'est ni plus ni moins que la galerie de toit de la voiture).
Chaque artiste qui exposera devra choisir le lieu du vernissage afin que le contexte s'adapte à l'oeuvre (contrairement à l'in-situ). L'oeuvre devra s'adapter à la loi en vigueur concernant les transports sur galerie de toit, étant donné que l'exposition "tourne" après le vernissage au gré de mes déplacements personnels. Plus de renseignements sur le site de la galerie : (http://galeriefiatpanda.blogspot.com)
Pour cette première exposition, j'ai voulu utilisé ce qu'on pourrait appeler un poncif du transport sur galerie : le matelas et son sommier, à la différence près que ceux-ci sont "aérodynamisés" pour un transport plus simple.
Voici le texte qui accompagnait l'exposition : «Je parle aux murs», phrase prise à Lacan que celui-ci explicite ainsi : «Ni à vous, ni au grand Autre. Je parle tout seul. C’est précisément ce qui vous intéresse. A vous de m’interpréter.»
Et c’est bien l’espace que délimite le préfixe inter qu’il s’agit d’utiliser. Espace entre deux mais aussi à l’intérieur de deux termes amenant à une entité autre que la somme de deux parties.
Les deux parties, ce sont le land art et les murs des espaces d’exposition plus traditionnels. Ce sont aussi l’œuvre et le contexte dans lequel elle s’insère (où contrairement à l’in-situ c’est ici au contexte de s’adapter à l’œuvre). Ce sont enfin, de façon plus explicite pour cette exposition, le rêve et le monde. L’un troue l’autre sans que l’on sache qui est l’un et qui est l’autre.

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